Notre petite étoile s’est accrochée

En couple depuis plusieurs années avec mon conjoint, nous décidons d’avoir un enfant. À ce moment-là, nous étions loin d’imaginer que cela prendrait plus de temps que prévu.

Les mois passent, sans aucun signe de grossesse… Au bout d’un an, je me décide à faire toute une batterie d’examens, vient alors le résultat : l’hystérosalpingographie. Le médecin m’annonce que mes trompes sont bouchées et me propose une opération pour les déboucher, l’espoir renaît. Malheureusement cette intervention ne mena pas au résultat escompté.

Nous nous dirigeons alors vers un parcours PMA.

Cette décision fut très difficile à accepter. Je ne connaissais que vaguement la PMA de par mon entourage. J’avais peur. Il me fallait faire le « deuil » de concevoir un bébé naturellement. Mettant fin, ainsi, à la magie de l’annonce d’une grossesse à mes proches. Je ressentais le besoin d’en parler avec ma famille et mes amis, tout en me sentant incomprise. La douleur des échecs n’appartenant qu’à moi seule.

C’est avec appréhension, envahie par le stress, que je me suis lancée dans ma première FIV. Avec sept ovocytes ponctionnés, j’étais ravie et attendais avec impatience de me rendre cinq jours plus tard à l’hôpital, effectuer le transfert d’embryons. Un matin, très tôt, je reçois un appel du laboratoire m’informant qu’aucun embryon n’a été fécondé. C’est la douche froide, sous le choc, je m’effondre en larmes, ayant porté tellement d’espoir dans cette première tentative.

Peu de temps après, nous tentons une deuxième FIV. Nous obtenons le double d’ovocytes et trois embryons. Premier embryon transféré, je suis enceinte ! Je suis si heureuse de cette nouvelle, je me dis que je suis chanceuse et que finalement, ce parcours a été rapide. Hélas, ce bonheur fut de courte durée puisqu’un mois après, je fais une fausse couche. Je m’effondre de nouveau, aux urgences, le médecin ne m’indique pas franchement qu’il s’agit d’une fausse couche. Je garde espoir. Le lendemain, je reçois les résultats, la fausse couche se confirme.

Nous laissons passer l’été avant d’entamer le transfert du second embryon, emplie d’espérance ! J’étais déjà tombée enceinte ! Les résultats de la prise de sang mirent une fois de plus à mal notre désir d’enfant. Je pris donc rendez-vous avec la psychologue de l’hôpital, je devais vider mon sac et cela me fit beaucoup de bien.

Ma chance dans ce parcours a été la présence de mon conjoint, que notre couple soit au fil des années devenu si solide, un refuge face à cette tempête intérieure. Je voulais absolument préserver notre couple. J’ai eu besoin d’enchaîner rapidement entre chaque tentative, pour ne pas perdre espoir et ne pas trop penser à l’instant présent.

Le moment du dernier embryon finit par arriver… Je demande alors à mon conjoint, qu’en cas d’échec, je souhaite partir en vacances, faire une pause, pour nous retrouver. Mais notre petite Céleste en décida autrement, et s’accrocha !

Je ne remercierai jamais assez l’équipe médicale, sans eux, notre petite étoile ne serait pas là aujourd’hui.

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