Je m’appelle Anaïs, j’ai 33 ans et je suis enceinte d’un petit garçon pour début janvier. Il s’agit d’un bébé issu d’une FIV ICSI, après plus de deux ans de PMA.
Après un peu plus d’un an d’essai naturel, ma gynécologue m’a proposé de me réorienter vers un centre de PMA et de réaliser plusieurs examens afin de voir s’il n’y avait pas un problème sous-jacent. C’est lors de l’échographie des ovaires qu’une endométriose sévère a été détectée, malgré peu de symptômes. Le choix de la FIV a alors été décidé, et nous commencions le protocole assez rapidement. Il avait été décidé d’attendre J5 pour transférer un embryon, seulement aucun n’avait tenu bon. Nous n’avons pas baissé les bras et deux mois après nous recommencions une nouvelle tentative, mais avec ICSI cette fois. Hélas l’histoire s’est répétée et de nouveau nous nous sommes retrouvés sans embryon à pouvoir transférer.
Il a alors été décidé, vu les résultats de ces deux FIV, de passer par la case opératoire, et de retirer un maximum des lésions d’endométriose altérant la qualité de mes ovocytes et par conséquent des embryons. En attendant, nous avons dû arrêter les essais puisqu’une ménopause artificielle a été mise en place pour éviter que la maladie ne s’étende davantage.
Une fois l’intervention passée et un cycle retrouvé, nous avons essayé naturellement de concevoir pendant quelques mois avant de nous relancer dans une nouvelle FIV ICSI. Nous avons pu remarquer que la chirurgie avait été efficace puisque deux embryons à J3 ont été transférés, et que deux autres embryons J5 ont été vitrifiés. Malheureusement ce premier transfert a été un échec.
Deux mois plus tard, nous avons eu un TEC d’un des J5, qui a donné un début de grossesse, mais non évolutive, puisqu’à la 2ᵉ prise de sang le taux de bêta-hCG n’avait pas augmenté. Le deuxième et dernier embryon congelé transféré n’a également pas donné de grossesse.
Nous voilà donc repartis pour une nouvelle FIV ICSI. FIV ICSI qui nous a donné deux beaux embryons, dont un qui a été transféré et qui ne demande plus qu’à naître d’ici quelques semaines.
Ce parcours PMA n’a de toute évidence pas été facile, aussi bien physiquement que psychologiquement. De vraies montagnes russes émotionnelles, entre l’espoir d’une grossesse à chaque nouvelle tentative et la tristesse et la colère de ne pas y arriver.
Mais je dirais qu’il ne faut pas baisser les bras, savoir en parler autour de soi, se faire accompagner, et un jour votre rêve deviendra enfin réalité. Courage à toutes et à tous !
