En 2020, en pleine période de COVID, j’ai appris que j’étais atteinte d’endométriose. Ce fut un véritable choc. Moi qui ai toujours été attentive à ma santé avec des rendez-vous réguliers chez le gynécologue, je ne m’attendais pas à une telle nouvelle. Mes règles devenaient de plus en plus douloureuses, au point de m’empêcher de travailler le premier jour. Lorsque l’IRM a confirmé l’endométriose début 2020, j’ai rapidement subi une cœlioscopie et été mise sous traitement pendant six mois. Là aussi ce fut une période difficile, avec cette impression d’être figée dans le temps, de subir les effets négatifs des hormones.
À cette période, concilier le parcours PMA avec mon travail était devenu impossible. Je me sentais coupable de ne pas pouvoir concevoir un enfant, et j’étais envahie par la peur de ne jamais y arriver. Cela a généré des tensions au sein de mon couple, et j’ai commencé à porter une carapace autodestructrice, sombrant peu à peu dans le pessimisme. Je ne parlais pas de ma situation à mon équipe, ce qui a engendré des malentendus et un fossé entre nous. Mes absences étaient perçues comme un désengagement, et les incompréhensions se sont accumulées jusqu’à ce que je fasse un burn-out. C’est à ce moment-là que j’ai décidé de demander une rupture conventionnelle et de quitter mon travail du jour au lendemain.
Après deux tentatives de FIV infructueuses, j’ai pris une décision radicale : me concentrer pleinement sur moi-même et mon bien-être pour maximiser mes chances de réussite lors de la troisième tentative. J’ai consulté un coach sportif qui m’a aidée à mettre en place un programme de nutrition sur huit semaines, ce qui m’a permis de perdre du poids et de me sentir mieux dans mon corps. En parallèle, j’ai découvert le coaching et j’ai participé à une quête de vision sur plusieurs jours, prenant ainsi le temps de faire une profonde introspection.
Lors de cette quête, j’ai aussi réalisé une constellation familiale. C’est à ce moment-là que j’ai vraiment réussi à lâcher prise, un processus qui a toujours été très difficile pour moi. Ce lâcher-prise m’a permis de me reconnecter à mes émotions et à mon corps d’une manière nouvelle, et cela a été un tournant majeur dans mon parcours.
Je me suis également tournée vers des médecines douces comme la réflexologie, la naturopathie et l’énergéticienne. Grâce à cette approche holistique, j’ai appris à prendre soin de moi, tant physiquement qu’émotionnellement. Et finalement, la troisième FIV a fonctionné. Nous avons transféré deux embryons, et bien qu’un seul ait évolué, j’ai eu la chance de vivre une belle grossesse.
C’est aussi à ce moment-là que j’ai commencé à accepter ma situation. Le jour où j’ai décidé d’en parler à mes proches, j’ai senti un véritable poids se libérer de mes épaules. Cela m’a permis de me sentir mieux, plus légère, et d’accepter mon parcours avec plus de sérénité. En m’ouvrant aux autres, j’ai compris que je n’étais pas seule et que ce partage me donnait la force de continuer.
Mon parcours m’a appris à quel point il est essentiel de s’écouter, de prendre soin de soi et de se donner les moyens d’avancer, même dans les moments les plus sombres. À toutes celles et ceux qui vivent cette épreuve, sachez que vous n’êtes pas seuls et que des solutions existent pour vous aider à traverser cette période avec plus de sérénité. En parler et être bien entouré sont deux atouts majeurs.
